Claudia Koll partage l’histoire incroyable d’Elisabeth

Le 3 avril 2017, dans l’église de Sainte Marie de la Victoire à Rome, Claudia Koll, célèbre actrice italienne et catholique dévouée, fit la lecture des journaux d’Elisabeth Leseur devant un public de plusieurs centaines de personnes. Ce fut la deuxième d’une série de lectures intitulées « Portraits des Saints »  offertes par les dominicains laïcs de Rome pour promouvoir la sainteté et la méditation pendant la saison du Carême. Vous pouvez écouter son interview sur Radio Vatican (en italien) et lire ci-dessous la traduction française de la transcription :

Claudia Koll : Comme avec les saints, Dieu œuvre en chacun de nous. Une femme amoureuse de Dieu et de son mari incroyant. Une vie marquée par la foi et la maladie, témoin du Christ dans des contextes mondains. La Servante de Dieu Elisabeth Leseur vivait à cheval entre les 19ème et 20ème siècles. Son histoire touchante de conversion sera ce soir au centre de « Portraits des Saints », exposition traditionnelle du Carême dans l’église romane de Sainte Marie de la Victoire. Pour lire la vie de cette femme, écrite par le père carmélite Andrea Sicari, et accompagnée de la musique de jeunes étudiants de l’académie de musique « Civica Scuola Delle Arti », on accueillera l’actrice Claudia Koll. Paolo Ondarza lui a demandé ce qu’elle trouvait de plus frappant chez la bienheureuse Elisabeth Leseur :

Claudia Koll : La douceur, l’amour, la persévérance qu’elle a démontrés, après sa conversion, envers son mari ; le respect, la patience d’attendre qu’il trouve sa propre voie vers la foi. Elle l’attendait en priant, en offrant sa souffrance au Seigneur pour sa conversion ; le respect et l’amour n’ont pas échoué malgré une distance spirituelle importante. Elisabeth a également vécu une solitude spirituelle parce que non seulement son mari, mais aussi de nombreux amis avec lesquels elle partageait sa vie de couple, étaient loin de Dieu.

Paolo Ondarza : La maladie caractérise la vie d’Elisabeth, mais aussi la conviction que, tout en menant une vie mondaine à côté de son mari, elle pouvait aspirer à la perfection chrétienne…

CK : Oui. C’est également intéressant parce qu’elle ne s’est pas appesantie sur sa maladie, si bien que son mari a commencé à comprendre que quelque chose la soutenait tant elle vivait sa maladie avec sérénité. Je viens d’une famille marquée par la souffrance avec une mère qui était malade et avec un père – tous les deux médecins – dévoué à ma mère avec amour. J’ai donc pu voir cette aptitude à ne pas s’attarder sur ses propres souffrances ; c’était elle, la malade, qui portait la souffrance de l’autre.

PO : Lorsqu’il a découvert le journal de la conversion d’Elisabeth Leseur, son mari a été profondément touché, de sorte qu’il s’est converti…

CK : Oui, parce qu’il découvre tout l’amour qu’Elizabeth avait pour lui, cette envie d’offrir sa propre souffrance pour le salut de son mari, car aimer l’autre veut dire non seulement le rendre heureux et lui donner de l’amour, mais aussi vouloir son salut.

PO : Claudia Koll, vous sentez-vous proche d’Elisabeth Leseur ?

CK : Chaque fois que je lis la vie d’un saint, je pense toujours que cela peut m’accompagner et m’aider sur le chemin spirituel. En ce qui concerne Elisabeth, je pense que le plus beau trait de caractère est sa douceur, sa propension à aimer l’autre tel qu’il est.

PO : À la lumière de votre lecture de dix ans de la vie des saints, à votre avis, pourquoi ces vies de femmes et d’hommes de Dieu restent-elles un modèle actuel ?

CK : Parce qu’il y a une œuvre de Dieu dans la vie de chacun d’entre nous. Les saints ont pleinement dit « Oui » afin que le Seigneur puisse accomplir sa tâche. Je suis donc un exemple parce que nous aussi laissons Dieu œuvrer dans notre vie selon le plan qu’Il a pour nous.

PO : Ces figures qui vous accompagnent depuis tant d’années dans vos lectures saintes ont-elles fait croître votre vie spirituelle et professionnelle ?

CK : Oui. Chaque fois que je lis la parole de Dieu ou que je lis la vie d’un saint, je reçois tellement afin de pouvoir transmettre aux autres. Dieu peut parler à travers une lecture. Je me souviens en particulier, il y a quelques années, de la lecture de Sainte Elisabeth de la Trinité ; c’était à un moment particulier de ma vie et quand j’ai lu la vie de cette sainte, j’ai ressenti profondément quels aspects je devais changer pour plaire davantage à Dieu.